Ici, on découvre donc le personnage de Larry qui est quelqu'un de réellement pathétique finalement et qui n'est autre, à quelques choses près que moi à son âge (16 ans), l'âge où j'ai fait le film. Le personnage de Lolita est quand à lui inspiré de personne, alors que le personnage d'Anthony qui peut pourtant paraître caricatural, ce que je conçois tout à fait, est réellement inspiré de quelqu'un que j'ai connu et qui m'a fait subir clairement ce que Larry subit dans le film et subira après (bien qu'ici, l'histoire soit fictionnel). Et l'antisémitisme du personnage était dans la réalité un racisme tout court, puisque je suis métis à moitié homme de couleur. C'est pour ça que quand je dis que nous sommes dans la dénonciation, c'est tout à fait ça, et que je ne prône en aucun cas l'intolérance quelle qu'elle soit.
Bien sûr, là vous commencez réellement à vous retrouver face à la véritable structure du film qui mêle le rêve et la réalité et la série va d'ailleurs de plus en plus aller dans ce sens jusqu'à ce que l'on ne distingue plus ce qui est réel de ce qui ne l'est pas. Mais ce qui m'intéressait, c'était ici lors du cauchemar de montrer que ce que l'on vit se répercute directement dans nos rêves, ce n'est pas forcément très fin mais c'est ce que je voulais dire à l'époque.
Je tenais à remercier une fois encore les acteurs et aussi spécialement Rémi Atlan qui m'a bien aidé pour la chanson du film. Puisque c'est moi qui l'ai écrite mais c'est lui qui a composé le morceau à la guitare, ce que je n'aurais su faire donc merci à lui.

